Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /Mars /2006 21:35
Live/Auch, le 21 octobre 2005
22 PISTEPIRKKO
 
 
 
 
« Twoainti-touh Pisteupirko », Qu’est-ce encore que ce nom venu d’on ne sait où ? Et bien c’est au cœur d’un village du nord de la Finlande que le groupe s’est formé de trois musiciens (deux frères, Asko et P. Kerânen, et Espe le batteur). Les 22 « coccinelles » sévissent depuis le milieu des années 80, et ne commencent à entrevoir la célébrité que deux décennies plus tard… Mais tant d’efforts ne sont pas vains puisque après être même passé par l’électro, le groupe donne naissance cette année à un véritable album accomplit qu’est « Drops & Kicks » : Pop-Rock voire Indie-Rock, aux accents Folk, influencé par le Velvet Underground, Bo Diddley, Howling Wolf, les Kinks…
 
 
Je n’en avais pas entendu parler non plus, et pourtant en 2001 ils avaient fait un passage remarqué à Auch, à ce qu’il paraît… Ils sont même passés lors du festival des Vieilles Charrues en juillet 2003. On comprendra tout de suite mieux après l’avoir vécu de nos propres tympans.
Nous sommes vendredi 21 octobre 2005 et je me rends au Cri’Art sans grande assurance du choix de ma soirée. Le concert débute avec TIM, un brave garçon accompagné de deux musiciens, qui nous parle essentiellement de sa vie, son chien, son chat, et le tout en poussant la chansonnette sur trois accords, s’il vous plaît…Heureusement que le bassiste nous fait décrocher quelques sourires grâce à ses mimiques amusantes. Enfin arrive, sur le coup des 22h30, 22 PISTEPIRKKO : c’est une batterie, un impressionnant bassiste nommé P.K (pratiquement deux mètres de haut, cheveux laissant à peine entrevoir son visage étique, et il donne l’impression d’avoir grandit avec son manche de basse à la main), un guitariste à l’allure franchement nordiste, et leur propre ingénieur du son John Hanlon (qui a précédemment travaillé avec Neil Young). Sur la scène on qualifiera la décoration d’un brin kitsch, les tapis Renaissance ne passent pas inaperçus. Quoi qu’il en soit, on est fixé quant à la pointure à laquelle on a affaire avec la mallette qui contient trois guitares électriques et autant de guitares acoustiques au pied du micro de monsieur Keranên (le chanteur / guitariste). La première chanson démarre rapidement sur un rythme vif, on est un peu dubitatif sur ce qu’on entend, comment ce show hypnotisant va donc se terminer ? Mais ce sentiment se dissipe et on se laisse entraîner aux cotés des Finlandais. Le chanteur a une voix plutôt aiguë qui colle très bien au style de la musique, les paroles sont en anglais (choix judicieux à mon avis, le finnois serait moins bien passé). Les chansons passent à une allure fulgurante, entre temps le bassiste passe aux commandes des synthétiseurs, on a ensuite droit à la composition « Birdy » très appréciée et agrémentée d’un accompagnement au clavier (par le batteur) qui se laisse aller à une improvisation. La musique s’enflamme, on s’imagine de retour en plein dans les eighties, car c’est malheureusement du vu et revu ce qu’ils nous jouent là, il n’y a malgré cela rien à dire sur l’impeccable interprétation – notamment  celle de « Sister May ». Plus le concert avance, plus les membres de 22 PISTEPIRKKO ont d’énergie, le bassiste se met à sauter sur les enceintes, vient perturber celui qui est au clavier, néanmoins ce dernier ne laisse rien paraître. Arrivés au summum de leur excitation – et le public ne s’est pas fait prier pour la suivre – les musiciens enchaînent avec des reprises, dont l’excellent « Not Fade Away » des Rolling Stones, bien sûr. Le groupe a un répertoire assez large étant donné les sept albums qui précèdent « Drop & Kicks » et c’est au terme d’une heure et demi passée en sa compagnie que les Auscitains réclament avec ardeur que ce délicieux moment « Wock’n’Woll » (comme savent si bien le dire les Français que nous sommes) ne cesse pas immédiatement. Les 22 PISTEPIRKKO n’en attendaient pas moins et c’est bel et bien reparti pour une demi-heure de plus ! Aucune lassitude, du moins pour les jeunes comme moi qui n’ont pas eu ni l’habitude, ni l’occasion de se rendre à de tels concerts à l’époque d’ACDC ou de Led Zeppelin. Oui un pur moment Rock comme il en faudrait plus fréquemment. Une fois assurés qu’ils sont tous bien retournés dans leurs loges, on sort de la salle en s’attardant sur les T-Shirts et autres gadgets du groupe…On s’offre même un badge en bon souvenir, tient ça leur fera un peu de pub aux alentours, parce qu’ils le méritent vraiment.
Par Lauriane - Publié dans : Concerts Live
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Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /Mars /2006 21:10
THE FILM : « Could them Touch us ? »
 
 
 
Vous n’en avez peut-être pas l’impression mais c’est évident, vos oreilles ont déjà eu un avant goût de cette pop-rock aux riffs de guitare accrocheurs, la musique « Can You Touch Me ? » de la pub Peugeot, bien sûr…
The Film s’est formé autour de deux Bordelais en 2003, Benjamin Lebeau ( chanson/basse ) et Guillaume Brière (guitare), en janvier de cette année ils sortent leur premier album éponyme.
 
 

On les avait remarqué de passage à Rock en Seine (Paris) cet été, et voilà qu’en jetant un coup d’œil à la programmation du Cri’art : The Film donne un concert à Auch. Aucune hésitation, on sera au rendez-vous.
C’est donc vendredi 30 septembre 2005 après une première partie assurée par SELAM, il est environ 23 heures, que les membres dandys façon 70’s s’installent. Quatre musiciens : un guitariste, un bassiste, un batteur, et enfin un saxophoniste (qui passera à quelques reprises au clavier). Dès les premiers accords, The Film lance un rythme frénétique, on observe déjà une réelle énergie, bref ils en veulent nos petits français. On se laisse entraîner par cette musique qui ne fait pourtant pas dans l’innovation, les influences sont évidentes : des Who à David Bowie, en passant par T-Rex, sans oublier Roxy Music ( on ne nous la fait pas si facilement le coup du saxo…). On arrive à la septième chanson du concert, le fameux « Can You Touch Me ? » que l’on apprécie autant qu’à la première écoute, Benjamin Lebeau lance son « ah ah aah » d’un air amusé. Arrive ensuite « Où est le Plaisir ? », vous l’avez remarqué les paroles sont en français mais on a des doutes quant à l’efficacité de ce choix… Heureusement ils se rattrapent avec « Lipstick » durant laquelle la complicité de Benjamin Lebeau et Guillaume Brière se confirme à l’occasion d’un surprenant bisou sur la joue, puis le chanteur se déchaîne muni d’une baguette il va faire vriller les cymbales, attrape un fil électrique qui était sur la scène pour faire slider la guitare de Guillaume… Et on voudrait nous faire croire qu’ils s’en vont ? ! On en exige une autre, les fans dans la salle ont l’air (ou plutôt les cris) comblés à la vue du batteur qui redonne le tempo sous les projecteurs, suivi du groupe qui entonne « Little Boy », le chanteur prend une voix juvénile mais ne perd pas son jeu de jambes furieux pour autant. Enfin le guitariste arrive sur le devant de la scène, empoigne le micro et simule des cris plutôt féminins ( le petit garçon est bien loin à présent…).

 Cette fois c’est la dernière, il est minuit passé, on aimerait que ce délicieux moment glam rock nous accompagne jusqu’au petit matin mais il y a une fin à tout. On pourra dire que The Film, au potentiel remarquable, nous a fait passer une bonne soirée, et vivement le prochain album…
Par Lauriane - Publié dans : Concerts Live
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